On Peut Gagner Au Poker
Cave plan de poker
De l’argent qui découche. — Connaître ses gains et ses pertes. — Les erreurs volontaires et celles qui ne le sont pas. — Les pigeons. — L’épée. — Le bon joueur. — Le médiocre. — Un gibier rare.
Sur un tapis de casino, baccara ou roulette, risquant une somme relativement modeste, vous pouvez ramasser un soir une fortune en quelques heures. Mais si vous êtes un habitué du casino, la somme emportée — de l’argent qui « découche », disent parfois les croupiers — reviendra dans la caisse d’où elle est sortie. On ne gagne pas à la longue dans un casino. La martingale payante dont rêvent les intoxiqués n’existe pas. Le casino a toujours au moins une chance de plus que le joueur de gagner : c’est le zéro de la roulette ou le « refait » du trente-et-quarante. Faible avantage, qui fait pourtant que les casinos sont les plus prospères des entreprises.
Peut-on gagner au Poker? Face au hasard, cha que joueur est dans la même exacte position. Pas de zéro. Pas de refait. Aucune ponction fiscale sur les gains, comme au chemin de fer. Et l’expérience prouve que les périodes de chance et de malchance tendent à s’équilibrer. N’interviennent pour créer des différences que l’habileté, l’astuce et la pratique plus ou moins confirmée du jeu.
L’expérience prouve également qu’au terme d’une longue période, les gains de video poker sont du côté des meilleurs joueurs, les pertes de l’autre. En d’autres termes, on peut gagner au poker, passée une période d’apprentissage qui coûte généralement cher.
Prenons le cas d’un joueur qui pratique ce jeu à la cadence d’une partie ou deux par semaine, et qui note ses gains et ses pertes, ce qui est fortement conseillé si l’on ne dispose pas d’une mémoire suffisante pour les retenir. Si au bout d’un an les pertes dépassent nettement les gains, c’est sans doute que la technique du joueur n’est pas au point, et qu’il a intérêt à la réviser. Il a eu beau faire de très brillantes parties, s’être attiré à de multiples reprises le traditionnel et généralement hypocrite « Bien joué, mon cher ! », les chiffres sont là.
Et si, les mois passant, ces chiffres persistent à rester inquiétants, il sera peut-être temps pour ce joueur de songer à changer d’adversaires, ou de s’aviser — à moins qu’il ne veuille prolonger la période d’apprentissage — qu’il existe au monde d’autres manières moins coûteuses d’utiliser ses loi- sirs.
Pour le Jeux poker qui connaît ses gains et ses pertes des mois précédents, il devient vite évident qu’une partie perdue ou gagnée ne justifie ni les jérémiades des pleureuses grecques, ni l’euphorie des inconscients. C’est plus tard que les comptes se font.
Il est par conséquent non moins évident qu’il faut jouer le dernier coup d’une partie exactement dans le même état d’esprit que l’on a joué le premier. Vouloir se « refaire » à tout prix, entrer dans les coups avec des jeux rachitiques sous prétexte qu’il ne reste que dix minutes à jouer est une des erreurs les plus dangereuses et les plus répandues.
Poker observations
L’art de bien jouer au poker échappe à toute définition. Nous n’aurons pas la suffisance d’en formuler une, même approximative. Contentons-nous de certaines observations :
Bien jouer, c’est pour une part éviter les erreurs techniques évoquées dans les pages précédentes, mais c’est aussi savoir à l’occasion commettre ces mêmes erreurs pour donner à penser que l’on joue mal relancer un joueur servi après avoir tiré trois cartes et en ne possédant qu’un modeste brelan, ne pas relancer avec un fort jeu alors qu’on a toutes les raisons de le faire, etc. — bref, modifier constamment son jeu, et pas seulement en fonction de la chance et de la malchance, compte tenu de cette évidence qu’un joueur réellement inexpérimenté est souvent dangereux parce que déroutant.
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